Notre temps d’attention est précieux

« Si c’est gratuit c’est que vous êtes le produit ».

Cette maxime qui tente de résumer le modèle économique de la planète banque et assurance en France se vérifie d’année en année.

Le point commun entre les services offerts par cette industrie est précisément qu’ils nous sont offerts, et ne nous coûtent rien à priori.

Plus nos yeux et nos oreilles sont accaparés par les produits de ces entreprises, plus celles-ci gagnent de l’argent.

La banque de détail, dite banque de « Mr tout le monde », comparée aux deux autres métiers de gestion d’actifs et de financement, dégage la plus forte rentabilité, grâce :

  • aux dépôts sur les comptes courants non rémunérés : 4,7 milliards d’€
  • à la facturation des frais de découverts : 1,3 milliards d’€
  • aux CB (forfait client et commissions commerçant) : 2,7 milliards d’€
  • aux frais perçus lors des virements et prélèvements : 0,7 milliard d’€

Malgré les coûts importants d’alimentation et gestion des Distributeurs Automatiques Billets (DAB) et le traitement des chèques (5 milliards d’€), la balance est largement favorable avec 4,4 milliards d’€.

La confiance que nous avons en notre banquier est la denrée que convoitent toutes les enseignes. Donc si elle est à ce point précieuse pour cette industrie, pourquoi n’avons-nous pas encore fait le même constat ? Et pourquoi ne tentons-nous pas d’utiliser notre temps d’attention comme un levier pour défendre nos intérêts  ?

C’est l’ambition que s’efforce de propager EXCEL MY FI®. Grâce à la méthode et les outils développés en interne, EXCEL MY FI® a pour objectif de lutter pour les « intérêts » de ses clients en empêchant la réductrice approche produit, la prise en otage de leurs esprits et, par voie de conséquence, leurs patrimoines.

Les ateliers d’éducation financière pour les 18-25 ans sur 90 jours permettent d’apprendre à construire et optimiser son budget d’une part, et d’acquérir l’agilité nécessaire dès les premières utilisations de cette industrie d’autre part.

Prise de conscience

Les services que nous consommons inconsciemment et les produits que nous mettons en place ne sont pas neutres.

Ils sont conçus pour nous obliger à consommer, arbitrer, payer des actions télécommandées dès leur commercialisation. Et « parfois » davantage guidées par la politique commerciale de l’enseigne (visites mystères réalisées par l’Autorité des Marchés Financiers depuis 2010).

Il existe une solution : d’abord une prise de conscience, une responsabilisation qui, dans l’idéal, aboutirait à un lobbying des particuliers pour que le rapport de force avec les banques se joue, sinon armes égales, du moins sur le terrain. Il s’agit de dessiner un juste milieu entre dépendance aveugle et rejet total des produits proposés.

La réponse n’est pas d’abandonner les banques et les assurances. La réponse est de changer cette industrie pour qu’elle prenne en compte nos intérêts.

Ce marché n’est qu’un marché établi comme tant d’autres. Un marché dont les priorités, définies par les établissements bancaires, peuvent changer sous l’action des consommateurs que nous sommes. Comme cela a été le cas, par exemple, dans le domaine de l’agroalimentaire.

Si l’on compare l’économie de l’attention actuelle à une mégapole, c’est une ville très polluée, avec beaucoup d’accidents.

Comment l’améliorer ? On répare cette ville en y ajoutant des voies pour vélo, des feux rouges et des passages piétons pour restructurer les interactions des habitants, afin qu’il y ait moins de pollution et d’accidents.

L’approche peut paraître idéaliste. Mais avec les succès déjà remportés auprès des particuliers et des professionnels, nous sommes persuadés que le temps d’attention de chacun d’entre nous est le levier qui pourra continuer à faire bouger les choses.